Too Many Cars

Hello les gars, tout d’abord pouvez-vous présenter votre projet pour les lecteurs de Slap! ?

Salut à tous, on est Max et Séb du duo Lillois Too Many Cars, anciennement Too Many Cars in the Kitchen. On a 26 ans, on est meilleurs potes depuis très longtemps. Ca fait 4 ans qu’on mixe vraiment ensemble et 1 an un peu plus sérieusement. On a commencé un peu comme tout le monde par des soirées de potes, puis on a eu l’occasion rapidement de mixer en boite et là forcément tu commences à vraiment prendre du plaisir et vouloir mixer de plus en plus. On a un peu laissé le mix de côté pendant nos études mais ensuite on a bien repris les dates sur Lille, l’ouverture du vinyl shop de Séb, VINYL DEALER, nous a encore plus motivé et plongé dans ce milieu. On arrive a avoir quasiment des dates toutes les semaines maintenant, on a la chance de jouer avec nos djs préférés dans les meilleurs endroits de Lille. On va bientôt jouer en dehors de Lille, à Paris, Marseille, Rouen et même à l’étranger. Encore une fois, plus tu en as, plus tu en veux et tu fais tout pour, et ça passe notamment par la production.

Vous avez sorti votre premier vinyle – le morceau est dingue d’ailleurs – qu’est-ce que ça vous a procuré comme émotions ?

Seb: Alors c’est moi qui ai reçu la réponse du label qui nous disait qu’il était très chaud pour la sortir sur sa prochaine sortie, je m’en souviens très bien, je partais pour un apéromix à la Gare Saint Sauveur. J’ai appelé Max direct pour lui dire. Quand on a commencé à la production à deux il y a 3 ans, l’un d’entre nous (Max) produisait déjà solo depuis quelques mois, c’était vraiment pas dans l’optique de signer un jour quelque chose sur un vinyle. C’était surtout pour pouvoir avoir nos sons à nous, faire danser les gens en soirée sur nos propres créations. Au final, on a commencé à sortir des productions de plus en plus abouties, on a pris un peu confiance en nous, surtout grâce à des concours comme le producer day sur le groupe Facebook Chineurs de House avec plein de retours positifs sur nos tracks et on a commencé à sérieusement envisager de pouvoir signer une track sur un label. Ce qui est arrivé plus rapidement que prévu. Ça te donne le sentiment d’avoir réussi à passer un palier. Après on sait qu’aujourd’hui signer sur un label vinyle, avec son retour sur le marché, c’est plus facile qu’il y a quelques années mais on en est quand même très fier. Surtout qu’on a une deuxième track qui sort en décembre sur vinyle sur un autre label et peut-être une 3e pour l’année prochaine en attendant de terminer notre prochain EP.

Quasiment tous nos potes vivent à Paris mais nous on a décidé de rester à Lille, d’y travailler et d’y vivre. C’est ici qu’on se sent bien, on aime la proximité des choses, des gens, la simplicité de la vie.

On vous sent très proche de cette ville de Lille, quel types de rapports vous entretenez avec elle ?

On a grandi à Bondues à 15km de Lille. L’un est parti (Seb) 2 ans à Dublin pendant ses études, tandis que l’autre (Max) est parti 1 an à Brighton. Quasiment tous nos potes vivent à Paris mais nous on a décidé de rester à Lille, d’y travailler et d’y vivre. C’est ici qu’on se sent bien, on aime la proximité des choses, des gens, la simplicité de la vie. Le fait de commencer à avoir un petit rôle dans la vie nocturne lilloise aide aussi. C’est un long processus de pouvoir mixer dans les endroits que tu aimes et de pouvoir monter les soirées que tu veux. On aurait beaucoup trop la flemme de recommencer ça ailleurs !

Les Nuits Electriques s’annonce comme une date un peu à part pour vous non ? Comment l’avez- vous fantasmé ? Comment vous allez l’aborder ?

On a déjà mixé pour les Nuits de la Filature et le Touquet Music Beach Festival sur ce format « festival ». C’est vraiment un truc à part. Tu as une magnifique scène avec un jeu de lumière de dingue, des enceintes de retour plus grande que toi. Tu as un gars qui gère ton matériel, quelqu’un qui s’occupe de ta « loge », tu es écouté comme si t’étais une des têtes d’affiche du festival donc c’est vraiment assez ouf comme sentiment, en plus de nous permettre de mixer avec des guests incroyables. Dans ce genre d’évènement, les gens viennent vraiment pour danser, ils ont de la patience, tu n’es pas obligé d’envoyer direct comme en boite pour garder l’énergie du public. Tu peux te permettre de jouer un peu différemment de d’habitude, de la jouer plus progressive, de faire un vrai set plus travaillé. En plus tu mixes devant plusieurs centaines voir milliers de personnes, c’est toujours un sentiment particulier. Depuis qu’on sait qu’on est booké la-bas, dès qu’on écoute des nouveaux sons, on s’imagine tout de suite les jouer ce soir là. C’est notre date référence de la fin d’année pour terminer 2017 en beauté.

Pour finir si vous deviez choisir un son à mettre en avant sur Slap! aujourd’hui ? Merci !

Ca va faire un peu mégalo mais on pense à notre track I Feel You qui sortira sur le label parisien De La Groove Records en décembre, en vinyle. C’est un peu la track qui nous a permis de passer un vrai pallier. Elle a fait pas mal de chemin depuis notre ordi. C’est une track qu’on a proposé au concours de producteur sur Chineurs de House en mai de cette année. À la base on partait pas du tout pour elle parce qu’on savait pas si les gens allaient kiffer. Au final on a fini 3e sur plus de 200. On a été contacté pour qu’on la signe, donc le label parisien De La Groove. La track a été reposté par la fameuse chaine Youtube Houseum, une des meilleures chaines de House française aujourd’hui, la track en est à plus de 13 000 vues aujourd’hui. Elle a aussi été choisie par Le Touquet Music Beach Festival pour son aftermovie au côté d’une track de Vitalic. On a reçu des propositions de remix…